Seuls, dans leur nid, palais délicat de bambous.
Déjà je devais me coucher à 22h, il est 2h17 du mat' donc on peut dire que je suis en situation de #fail nocturnes. Mel assied toi faut que je te parles et tutti quanti. Mais bon déjà je vous remercie bien chaudement de tous ces gentils/jolis commentaires, je le répète bien c'était pas le but. C'était un constat plus qu'un "lâchez vos comz bandes de bâtards ouech" mais j'étais bien contente de poser mes yeux là dessus tout ça. Cœur en gros.
Donc allons au grains je suis pas blogueuse cinéma, ça se saurait bien évidemment mais j'ai vu deux films en deux jours, ça m'étais pas arrivé depuis belle lurette. Je veux dire au cinéma ou ailleurs, j'ai tendance à carburer à la série et un peu plus rarement au film. Mais je sais pas trop par quelle miracle j'ai cliqué sur la bonne réponse au jeu des Inrocks et j'ai eu deux invits pour Les Amours Imaginaires que je voulais déjà voir, donc je n'étais que joie. A tout ça donc je vais pas te tartiner des lignes et des lignes, je passe pas le Bac, je fais même pas des études d'audiovisuelle mais j'ai trouvé le film BEAU. Voilà l'adjectif est lâché. Moi il m'en a pas fallu beaucoup plus, parce qu'il était BEAU et que je me suis pas emmerdé, ce qui arrive parfois quand un film a une photographie parfaite. J'ai tout aimé, de l'usage des filtres de couleurs pour les moments intimes aux vêtements, ou encore la prédominance de la Bande Originale qui était ô combien parfaite. Des scènes sont encore gravées dans mes pupilles tellement elles étaient magiques comme celles de la fête d'anniversaire et la slow motion la plus parfaite qu'il m'ait été donnée de voir sur The Knife. Puis j'ai aussi ri avec la sosie de Camélia Jordana et les moments volés d'autant plus drôles avouons le que c'était du québécois et nous zot' les maudzits frinçais on aime bin ça lo.
// Alors mon seul problème et le truc un peu idiot c'est qu'ils aient pas vraiment sorti la soundtrack à la vente, il se serait ramassé un bon pactole si tu veux mon avis. Parce qu'en sortant de là tout le monde s'est dit qu'il voulait acheter la Bande Originale. Donc je suis du genre à donner, alors j'ai grappillé 10 morceaux qui me revenaient à l'esprit et j'en ai fait comme une mixtape. J'en ai aussi fait un 8tracks pour ceux qui aime pas télécharger. Plaisir d'offrir.
Les Amours Imaginaires mixtape
Puis du coup Mardi j'ai vu The Social Network. Tout le monde m'en avait dit du bien, yavait Andrew Garfield (déjà), Jesse Eisenberg que j'aime depuis Adventureland alors que le film est une bonne daube avouons le et puis BABOOM Justin Timberlake. Et bien j'ai aimé. Vraiment. Je saurai pas exactement te dire en quoi mais j'étais un peu scotchée du début à la fin, c'était cool. Ils ont rendu ça intéressant. Je veux dire ça l'était sûrement mais ça aurait bien pu tomber à plat avouons le. Bon j'étais en mode "tiens c'est le dude qui jouait Gabriel dans Gossip Girl" "ah et elle c'est Brenda Song, marrant elle doit être trop contente elle est en face de Justin Timberlake alors que bon elle vient de Disney Channel" mais j'ai trouvé Mark Zuckerberg attachant, puis la fin m'a un peu serré le cœur.
// Pour ne pas passer à coté, la bande son aussi était vraiment pas mal. Que de l'instrumental, composée par deux mecs, à la Hans Zimmer tu vois le topo. Il y a cette scène au presque tout début du film, peut être dans la première demi heure, assez courte où tout un tas de filles se trouvent dans un bus, tout est noir, on voit juste la lumière qu'il y a sur la moquette du couloir, elles se passent des spliffs, elles arrivent à Harvard pour faire la fête, jouer à strip poker pendant que Mark Zuckerberg bourré s'amuse à pirater les photos de filles de tout un tas d'universités dans sa chambre. Je sais pas pourquoi mais j'ai trouvé cette scène hypnotique, sûrement à cause de la musique qui l'accompagnait, quelque chose comme venant des tréfonds du code binaire de ton ordinateur, tu sais le genre de musique qu'on fait avec le bruit que fait ton ordinateur sur certains jeux ou quoi. Ce genre là. In Motion joué très fort dans ton casque, en plein dans tes tympans c'est le bonheur.
// Trent Reznor & Atticus Ross - In Motion
Au final Les Amours Imaginaires > The Social Network mais les deux sont franchement bien.
OBSESSION CAN BE CRUEL.
J'ai voulu changer plein de choses ici, surtout la tendance quasi maladive que j'avais à blablater et à sortir dix inepties par paragraphe. Je suis presque sûre que si vous me rencontrez un jour je vous ferai passer un très bon moment. Dans la vrai vie je suis tordante mais je sais aussi me tenir donc repassons en sons et en images les quelques semaines qui sont passés.
Côté cinéma il y a eu - Two Lovers que j'ai totalement detesté.
Un rythme trop lent, une histoire lente, des personnages lents. Comme dans tout bon film encensé par les Inrocks il y avait un côté profond derrière mais franchement à ce stade ce n'était plus du profond mais du gouffre abyssale qui menacait à tout instant de m'avaler. Dommage car un Phoenix très convainquant dans son rôle d'adulte/ado pas totalement bien dans sa vie.
- Burn After Reading quand à lui m'a totalement subjugué.
Un comique de l'absurde employé à fond les ballons, sûrement le comique que je comprends et que j'apprecie le mieux lorsqu'il est bien fait. Des rôles atypiques pour Clooney et Pitt, quelques dialogues devenus cultes et le tour est joué pour les frères Coen. C'est brillant, calculé, rythmé. Un film finement ficellé et rien à redire pour moi. Parfait.
- Twilight qui a reveillé en moi le côté groupie prépubère que je cachais très profondément.
Je n'avais pas lu le livre et avant le passage de Pattinson et Kristen Stewart au Grand Journal je ne connaissais même pas l'existence de cette adaptation. La presse était presque unanime: derrière le teen movie se cachait un film d'une grande envergure. Et je n'ai pas cherché la grande envergure, la métaphore de la decouverte sexuelle chez l'adolescent tout ça. J'ai regardé Robert Pattinson pendant 1h55 et je suis partie de la salle. J'ai revu le film plus tranquillement chez moi, sans les petits cris, les gloussements des ados autour. Je ne vais pas mentir, je trouve Pattinson hypnotique dans son role de vampire mais je ne vais pas non plus mentir, le film reste ce qu'il est dans son essence, un teen movie: certains dialogues sont creux, certaines scènes sont tellement niaises que l'on ne peut s'empêcher de rire. Dans le fond Twilight reste un navet, fort divertissant certe mais un navet quand même.
Côté Séries et j'aurai sûrement dû m'y prendre plus tôt, de nombreuses perles font chavirer mon coeur. Ceux qui me connaissent un peu savent que je regarde 9 séries différentes en même temps et qu'en même temps j'en regarde d'autres qui ne passent plus où qui sont déjà finis. Pourquoi se voiler la face, les bonnes séries americaines sont en tout point meilleures que les films autant dans le scénario que dans la réalisation.
LE coup de coeur est bien evidemment The Big Bang Theory. La série pour tout Geek/Nerd (l'un n'étant pas l'équivalent de l'autre biensûr) qui se respecte. Je suis mariée à Sheldon Cooper sur facebook et j'ai voté BBT chez Street Horrrrsing alors ça veut tout dire. Ou pas vraiment. Le synopsis est bien trop sérieux pour ce qu'est la série: deux scientifiques qui vivent en colocation voient arriver une (jolie) fille blonde dans l'appartement d'en face et tout ça devient très drole. C'est bon et c'est efficace. (à voir en V.O sous titré français de préférence pour comprendre certains dialogues mais jamais en français parce que ça enlève de la superbe et de la drolerie.)
Skins nous revient pour une troisième saison, peut être la saison de trop. La première partie de l'episode 1 est disponible sur myspace et l'intégralité de l'episode sera diffusé le 25 Janvier. Adieu Tony, Maxxi et Chris, salut Effy et sa bande de nouveaux druggie buddies. Malheureusement ça sent le réchauffé, les 7 minutes ne m'ont pas plus emballé que ça, à trop vouloir faire wild on risque de tomber dans le cliché d'ado qui se drogue, qui boit et qui fait des conneries et ça ce serai franchement dommage.
Goodbye Britons et Bières, Hello Upper East Siders et Champagne dans un très attendu retour de Chuck Bass au temps de sa grandeur. Gossip Girl reste une série dent de scie, des episodes parfois orgasmiques et d'autres qui me laissent souvent perplexe. Une histoire qui tourne en rond sans jamais se mordre la queue, ne reste plus qu'à espérer que Chuck Bass redevienne celui qu'il était et qu'il reveille l'eau qui dort.
A voir aussi: Brothers & Sisters, des histoires et des situations marrantes, finie deux saisons en moins de temps qu'il faut pour le dire. Un délice. - Merlin 2008, derrière son air bêta presque moyennageux, une série que j'ai engloutie d'une traite pendant la trève de Noel des séries
Et j'avais une petite playlist à vous faire partager avec des choses plus divertissantes qu'innovantes. Du La Roux que je me refusais d'écouter mais pour qui j'ai fait une exception sûrement parce qu'elle s'apelle Eleanor, que son Quicksand dont je hais les remix est affreusement bon et parce que sa reputation de révélation 2009 la suit de bien trop près. Quelques autres petit bijoux girly en plus parce que 2009 sera Girly ou ne sera pas.
Bonus Tracks: + Green-Coloured Glass - Ainslie Wills
+ Devil's Thunder - Rachael Cantu
+ Fascination - La Roux
pix: Cause I'm Chuck Bass by Cory.K



